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Cher ami, je vous remercie de votre fidélité à mon égard de jouvencelle post-datée dans sa traduction de bienvenue à mon retour. Au moins, vous ne changez pas vos amitiés d'un bord à l'autre comme les sous-vêtements de Monsieur Taguieff.
Je profite de l'occasion pour partager votre point de vue sur l'album des visages. Peut-être que cela eût été différent si la sociabilité s'exprimait en face des veaux ?
Mauricette Beaussart |
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06.17.09 - 11:56 am | #
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Belle mise au point, merci.
Dr Orlof |
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06.17.09 - 2:22 pm | #
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J'ai feuilleté dans une librairie Archives et documents situationnistes où monsieur Taguieff relatait son expérience de compagnon de route du situationnisme dans la fin des années 60. Je me souviens particulièrement des photos, il avait une vraie tête d'enragé, du moins si on la compare avec les photos parues dans le livre de Riesel sur le mouvement des occupations.
Et c'est avec plaisir que je constate qu'il exprime encore sa rage dans le Figaro, le journal du Mirage de l'information, véritable écho de la critique des armes.
Bien joué vieille taupe!
le platane |
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06.17.09 - 11:59 pm | #
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Merci à tous trois de vos commentaires, liens et références. J'essaierai de vérifier où précisément C. Bourseiller évoque la présence de P.-A. Taguieff à La Vieille Taupe, mais si quelqu'un a le tuyau...
Bien cordialement!
cafeducommerce |
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06.18.09 - 6:16 am | #
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Oui, concernant Debord, je ne sais plus très bien qui est le plus méprisable, entre celui qui le renie, comme Taguieff (et avec quels honteux arguments !) et celui qui le récupère (comme Sollers, qui en est pourtant une exacte négation)
Ludovic |
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06.18.09 - 10:25 am | #
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Ludovic, j'aurais tendance à vous répondre : "Nous sommes tous des Guy Debord !" Car P.-A. Taguieff, dans beaucoup de ses interventions, manie la basse polémique et l'insulte d'une façon très "sectaire", typique d'un gauchiste ou d'un ancien gauchiste. Quant à P. Sollers, je ne crois pas qu'il soit "l'exacte négation" de Debord : de la volonté continue de création d'un personnage légendaire à partir de soi-même, aux métaphores militaires à répétition ("ne jamais être là où l'ennemi vous attend"), il y a de réels liens entre les deux.
J'aurais plutôt tendance à dire que l'un comme l'autre ont le tort, justement, de croire au mythe Debord : c'est paradoxal, mais c'est comme ça. Les défauts de Debord sont très banalement humains : orgueilleux, mégalo même, libidineux, alcoolo... ce qui n'empêche pas certains aspects de son travail d'être intéressants. Le critiquer trop absolument (en se montrant de surcroît renégat) comme Taguieff, ou vouloir l'imiter trop absolument (en léchant plus de culs, comme Sollers, Debord à partir d'un certain moment réussit à ne plus en lécher qu'un seul, celui de Lebovici), c'est "un excès d'honneur ou d'indignité" à l'égard d'un personnage qui je crois restera dans l'histoire des lettres françaises, mais, comme d'ailleurs encore une fois Breton, à condition de ne pas l'isoler des mouvements qu'il a pu animer ou auxquels il a pu participer.
J'irais presque jusqu'à dire que la meilleure oeuvre de Breton, en 4 volumes de la Pléiade (je n'ai pas tout lu, c'est pour me faire comprendre...) est constituée par les entretiens avec Parinaud : même s'il s'agit d'un plaidoyer pro domo, on y voit bien l'importance indéniable de Breton comme du surréalisme dans le siècle. Il est de même évident que Debord et l'I.S. ont joué une partition non négligeable, quand bien même Debord en tant que tel aurait une part de ridicule, quand bien même certains de ses livres (comme ceux de Breton, malgré les 4 volumes cités...) ne seraient bientôt, ou déjà, plus très lisibles.
Cordialement (bien sûr) !
cafeducommerce |
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06.19.09 - 7:04 am | #
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Commenting by HaloScan
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