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Il nous reste aujourd'hui du sang de la Gorgone le corail rouge de méditerranée , qui est sensé être son sang pétrifié ....
Qui pêché encore de nos jours a vu mourrir au fond de l'eau des centaines de plongeurs attirés par le gain procuré par la vente de l'or rouge... Qui vendu en Asie fait couler le sang des petits chinois qui le taillent et le travaillent ...
qui a fait à Naples s'entretuer les revendeurs et intermédiares de tout poil...durant des décennies...
Bijoux d'or et de sang....
blue |
10.01.07 - 6:57 pm | #
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Je ne pense pas avoir moi-même induit le débat sur la caverne. J'ai juste dit, entre parenthèses,comme exemple : Platon, la caverne (qui n'est pas effectivement le meilleur exemple pour illustrer sa méfiance vis-à-vis des images). Cette méfiance est une idée assez commune qui traîne un peu partout et je n'ai fait preuve d'aucune originalité.
Pour Socrate, les politiques sont capables de bien pire pour éliminer le dérangeant. La différence essentielle reste qu'il ne le font pas ouvertement alors que Socrate est condamné à mort par un tribunal pour des idées, ce qui aujourd'hui semble complètement incongru (pourtant le 11 sept. et ce terroriste français, Zacarias Moussaoui, risquant la chaise électrique pour avoir eu "l'intention de participer à un acte criminel" revient dans le sens grec). L'autre différence fondamentale touche au concept de "liberté d'expression", bafouée toutefois par des lois contre l'incitation à la violence et au racisme (on ne s'en plaindra pas) qui condamnent des idées (pas à mort toutefois).
Dans le cas grec (époque classique), le collectif prime toujours sur l'individuel. Il semblerait que le 20°siècle ait pris, dans nos démocraties, le tournant pour naviguer à contresens. On n'imagine même pas une guerre de 14/18 aujourd'hui... humainement parlant. On ne peut que remarquer une tendance globale vers une surévaluation de l'individu et une sous-évaluation du collectif (familial, national). Ceci pour nos démocraties occidentales... et pas davantage. C'est justement ce qu'on comprend assez difficilement face aux bombes humaines ou aux massacres tribaux (Rwanda), actes taxés de "fanatisme". Une belle phrase de Sartre pour finir : "Toute acte important a pour origine un refus".
philippakos |
03.11.06 - 1:44 pm | #
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Réponse en partie dans le commentaire du précédent message. Je complète :
toute la théorie DE LA CONNAISSANCE (et je crois qu'il est illégitime de sortir la Caverne de ce contexte) de Platon est descendante, tout comme sa théorie de la Métempsychose, d'ailleurs. Le réel ou l'idée est au sommet et tout se dégrade dans notre réalité. D'où l'effort assentionnel qui est demandé comme purification, aux philosophes, mais qui n'est pas à la portée de tous, Platon le dit bien. Là encore, on ne peut demander à Platon de penser autrement qu'il pense, et d'envisager de partir de l'image pour monter vers l'idée !
Là où Meirieu ne me pose aucun problème, c'est qu'en philosophe qui connaît ses classiques, il ne sort pas la Caverne du champ de la connaissance, et il l'utilise dans le bon sens.
Pour terminer, j'espère que nous pourrons approfondir le débat politique... parce que là encore, il y a matière à écrire. Juste ceci : je crois que nous, en démocratie moderne, pouvons parfaitement concevoir l'assassinat politique d'un innocent dérangeant au nom de la raison d'état. Le plus intéressant étant que l'ambiguité de la formule "raison d'état" vaut pour les deux époques, malgré les différences évidentes dans les conceptions de la démocratie.
Aïkie |
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03.11.06 - 12:20 pm | #
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Un grand merci à Aïkie pour ses commentaires pertinents et fournis (j'ai failli ne pas voir celui sur l'article de la semaine dernière). Pour ce qui est de la fameuse caverne qui fait couler beaucoup d'encre, je vais développer dans un prochain article, ou dans un mail personnel, en quoi je pense que Platon et Meirieu sont en totale contradiction. Question de générations !!! Platon n'intègre pas que l'image génère l'idée (les ideogrammes en sont pourtant l'illustration parfaite à son époque). Que l'image soit réductrice, selon lui, par rapport à l'idée, sûrement, mais l'idée ne débarque pas ex-nihilo dans nos petits cerveaux enfantins. Personne ne parlerait plus aujourd(hui d'opposition idée - image tant les deux sont étroitement liés (les sciences humaines ont tout de même fait quelques progrès depuis la Grèce, et la référence antique disparaît dès qu'il s'agit de domaines quelque peu scientifiques). Il ne faut pas se limiter au seul mot "méfiance" qui possède bien des synonymes. "Image, ennemie absolue du pédagogue", "Platon considère que l'image est un obstacle à la pédagogie","la seule image tolérable est l'image géométrique" (tout ça pour le premier paragraphe de Philippe Meirieu qui commente Platon, difficile d'être plus clair...). Dans les autres exemples, seuls deux petits encarts ne sont pas signés, j'ai dû aller un peu vite. Je dirais, pour terminer, que l'image dans la Grèce antique n'avait pas le même sens que dans notre monde contemporain, tout comme beaucoup de valeurs d'ailleurs... ce qui implique qu'il devient difficile de comparer et d'expliquer (la condamnation à mort de Socrate dans une démocratie est inexpliquable avec nos valeurs, par exemple).
Bravo pour l'idée que "Persée règle un conflit entre deux nanas" qui ne m'avait pas effleuré et aussi pour la fenêtre ouverte sur l'invisible que j'essaierai de traiter prochainement. J'ai déjà beaucoup d'éléments au chaud sur le sujet.
philippakos |
03.11.06 - 10:02 am | #
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On pourrait aussi passer sur le côté profondément mysogine du mythe (une querelle de nanas réglée par un mâle aussi courageux que prudent)...pour repenser la fascination qu'on ressent tous pour l'invisibilité.
Pourquoi ? Pour tout voir, comme nous le dit Philippakos dans son commentaire ? Ou pour l'impunité ? Pour pouvoir tuer sans être tué, usurper l'autorité sans en rendre compte et posséder la femme sans protestation... comme le rappelle Platon avec le mythe de l'Anneau de Gygès (République, II).
Aïkie |
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02.11.06 - 6:29 pm | #
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Commenting by HaloScan
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