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Gravatar Nur konsequent, wenn man schon Zensur einführen will!

Aber vorher muss man den Frosch zuerst gründlich anbraten.

Aber die Silbe "Des" beim "Ministerium für Information" fehlt noch...


Gravatar Je trouve qu'il faut tout de même prendre en compte le fait qu'internet représente une source à la fois extraordinaire de connaissances, mais aussi une facilité de propager des messages de haine et d'incitation au meurtre - que ce soit envers des groupes ou parfois envers des privés. Et il est justifié à mon sens que l'état lutte contre cela.

Après on peut toujours discuter sur la question de thoughtcrime ou de speakcrime; à mon sens, un site qui appelle au meurtre des noirs ou des juifs ou des blancs doit être interdit, son "host" poursuivi. Ce n'est pour moi pas de la censure, mais un acte de salubrité publique !
(j'anticipe déjà la remarque : je sais, sous la Terreur, c'était le Salut public...)

Ensuite juste une chtite remarque sur la note de bas de page : il me semble que tu rêves à l'état libéral parfait un peu à la façon dont les marxistes rêve de leur état communiste parfait !


Gravatar L'appel au meurtre de quelqu'un me semble également un acte qui relève du droit pénal. Si j'appelle à tuer un politicien, il y a un intérêt légitime à ce que l'on me l'interdise. En tous les cas doit la personne visée pouvoir s'en défendre efficacement...

Mais n'oublions pas que la situation visée par la commissaire en question est beaucopup plus vaste: Il s'agit de défendre des "valeurs élémentaires de la société"! Cela est tout de même plus grave (notamment incitation à la haine et non au meurtre, tout ce qui va "trop loin"). Il faut bien se rendre compte que ce genre de mesures ne font qu'élargir le pouvoir arbittraire de l'État sans que la sécurité en soit notablement améliorée. Cela n'est d'ailleurs jamais équilibré comme le prouve le complexe anti-nazi allemand et autrichien qui évite de s'en prendre à des sympathies affichées pour Staline. Ensuite, où en est la limite? Comme le mène ad absurdum Turion dans un post excellent:

"combien de violences domestiques pourrait on-éviter en installant des caméras dans chaque pièce de chaque appartement ? Oui, c'est une mesure qui sauverait des vies ! Et après tout, vous avez la conscience tranquille, non ? Et je le répéte encore une fois avant que vous le lisiez ailleurs : installer des caméras dans chaque chambre est une mesure qui sauvera incontestablement des vies."

Je pense que ton anticipation quant au Salut Public est tout à fait correcte. Le Nanny State sait ce qui est bon et il prévoit à tout, contre la volonté des citoyens s'il le faut. Le pas du Nanny State à l'État socialiste (et donc totalitaire) n'est que très petit. Je conseille vraiment la lecture (au moins en vrac) du livre "The Road to Serfdom" de F.A. Hayek. (cf. au moins les cartoons dans mon sidebar).

L'invasion du domaine privé par l'État se voit ailleurs aussi. Dans certains pasys européens (l'Allemagne), le compte bancaire du contribuable est à une distance d'un clic de souris pour les autorités. Ce pour éviter l'"évasion fiscale", intérêt "publique" par excellence. Dans le post indiqué, Turion mentionne encore d'autres domaines problématiques (les caméras de surveillance britanniques p.ex.).

Ce n'est pas parce qu'un État a un régime libéral avec des limitations du pouvoir étatique qu'il aura plus de problèmes. Celui cependant qui donne toujours plus de pouvoirs à des fonctionnaires va à sa perte. Comme le disait Friedman, seul l'inefficacité inhérente à l'État nous préveint d''etre réduits à des esclaves quand on a une quote-part fiscale de 40 % du PIB.


Gravatar Je ne sais pas si je rêve de la même manière à un État libéral que les communistes à leur idée. Une différence notable: l'État libéral réel n'est pas une chimère et il offre le plus de liberté et de "dignité" à l'individu. Il est le meilleur moyen pour obtenir la prospérité générale. Regarde autour de toi; le déclin de la prospérité est toujours en proportion directe avec la réduction du degrés de libéralisme. Un bel exemple est la relation entre la croissance de l'économie et la taille de l'État. Plus l'État est grand moins la croissance sera grande, voire devra négative. La Suisse en est superbe exemple. L'État marxiste par contre mène automatiquement et nécessairement au Totalitarisme, à l'escavage des masses et à la richesse et au pouvoir absolu d'une petite clique.


Gravatar Commentaire très pertinent trouvé chez Zilch:

Des choses comme YouTube ou MySpace (mais aussi Blogger peut-être) auraient des difficultés considérables à être créés sous de telles conditions de réglementation.


Gravatar L'idéal libéral est une chimère à mon sens autant que l'utopie communiste. Car il découle d'un principe qui voudrait que tout le monde ait les mêmes chances au départ. Or, il suffit de regarder autour de soi, je sais pertinemment que mon fils a (statistiquement) plus de chances de faire des études qu'un fils de caissière à la Migros; je sais que le soir, j'aurais le temps de lui donner un coup de main pour finir ses devoirs, ce qui n'est pas toujours le cas. Je pense que c'est le rôle de l'état de corriger ces inégalités.

200% d'accord avec toi sur le fait que le marxisme mène au totalitarisme. Le grand Karl lui-même le disait. Si je devais choisir entre marxisme et libéralisme pur, je choisirais bien sûr le second. Mais je pense qu'il y a une voie entre le socialisme (qui n'est pas le marxisme de nos jours) qui veut tout à l'état et le libéralisme qui n'en veut quasiment pas.

Lorsque tu parles de la Suisse, tu veux dire qu'elle réussit parce que l'état est faible, non pas parce que le pays est petit, je t'ai bien compris. Il est faible, ou et non. Je pense justement qu'en Suisse, la politique centriste permet cette réussite. Pas une politique libérale, ni une politique socialiste.


Gravatar Je pense (pour l'autre sujet) que l'incitation à la haine peut déboucher facilement sur le meurtre. Des événements récents - je pense au meurtre d'une fillette de 2 ans parce qu'elle était noire en Allemagne par un neo-nazi - illustrent cette malheureuse dérive. Le problème de la condamnation des neo-nazis et de la non-condamnation des neo-communistes se trouve en partie là. Les seconds ont fait (momentanément peut-être) le deuil de leur incitation à la haine de la bourgeoisie, tandis que les premiers appellent encore et toujours à la suprématie de la race blanche, et bien souvent leurs actes sont en adéquation avec leurs paroles.


Gravatar Je ne plaide pas pour l'anarcho-capitalisme mais pour un État libéral, celui qui laisse donc à tout le monde la liberté de vivre sa vie. À mon sens il est aussi juste de prévoir une formation de base à ceux qui n'en ont pas les moyens. Je pense aussi que certaines fonctions basiques sont bonnes si elles sont exercées par l'État. En revanche, les ministres de la culture n'en font pas partie

Pour la Suisse, je me suis laissé avoir par le terme "Big Government" en Anglais. Je parle de la taille de l'administration dans son ensemble par rapport au "reste" (d'habitude le PIB). L'État doit tout à fait être fort dans ce qu'il fait. Sinon il ne doit pas le faire car il est alors inefficace. Mais sa part du gâteau doit rester petite.

Une politique centriste n'est pas vraiment typique pour la Suisse, mais plutot son fédéralisme qui répartit les tâches depuis le bas. Il y a aussi la démocratie directe. Augmenter les impôts ou élargir les tâches étatqiques doit donc toujours être très bien justifié. La démocratie directe est un peu comme la concurrence fiscale, elle limite l'État. Le centralisme mène par contre vers une explosion de la "part du gâteau". C'est aussi une garantie pour des dépenses inefficaces. Le fait que les tâches et les dépenses publiques aient été très basses voici quelques décennies étaient bien un signe de libéralisme. L'extension de tous ces éléments est par contre bien la marque du socialisme.


Gravatar Ca dépend, le centralisme peut également éviter des doublons et donc faire économiser des moyens.

Je pense que si, la politique centriste et de consensus est une des composantes de la réussite helvétique. Elle est une des garanties, avec les conventions collectives, de la paix du travail, qui est un des garants de notre prospérité. Un système de politique partisan serait difficile à gérer avec notre système de démocratie directe. C'est pour cela que je m'inquiète de la percée de l'UDC et du PS qui à mon avis s'alimentent mutuellement, consciemment ou inconsciemment.


Gravatar Tu parles de centrisme au sens d'une "politique de centre"? Je l'avais compris comme "Centralisme", système que la Suisse n'a - Dieu merci - pas. Je pense que croire que le Centralisme permet d'économiser les moyens est une erreur dangereuse; cela ne fait que favoriser une administration déconnectée du terrain et ayant une tendance accrue de gonfler. Déléguer les tâches dans un système fédéral vers le bas assure par contre l'emploi efficace des moyens. C'est comme à l'armée: une conduite suprême qui décide de tout jusqu'aux les plus bas niveaux est condamnée à échouer. Ce n'est qu'en accordant le plus de liberté le plus bas possible (et la responsabilité qui va avec) que l'on peut gagner.

Je ne sais par contre pas vraiment ce que c'est une politique "du Centre", pour moi cela ne veut pas dire grand chose. Au plus je pourrais le comprendre comme une politique pragmatique qui recherche le Consensus. Il est vrai que la Suisse y est assez fort.


Gravatar That is one more attempt of the European Animal to become a huge Leviathan rising taxes and violating its citizens' liberties.

I concur.

Unfortunately, your analysis misses the, arguably, most central point: The European Leviathan is growing to match its corporate counterparts. In terms of real, projectable power, several international megacorporations rival and surpass the European Union: Its growth is a necessary condition for its own survival, given the circumstances. If one wants to limit the power of the European Union, one has to crush their counterparts as well.


Gravatar I don't get the point. What's the relationship between the two elements? Switzerland has a lot of multinationals and is not that gigantic (yet?). Neither is the U.S. The reasons are rather: uneffficiency, attraction of competences from the Member States, subsidies, etc. 36% of the EU's budget are paid out to the agriculture. If more was left to the private sector, the Leviathan would quickly shrink.


Gravatar I agree absolutely and share your alarm. I believe absolutely in the necessity of the European Union as globalisation continues to undermine national sovereignty, but I believe its tendency to over-regulate and nanny-state comes from a cosily ingrained mentality of elitism and lack of popular access.
Again, I can only hope that more Europeans take an active concern in what is going on and make their voices heard on a political level.
Europe United (www.europeunited.org) is the only pan-European internally democratic party I know of so far. Clearly more should be founded (as allowing the momentum to rest with a single party may in itself open a gateway to abuse at a later stage).


Gravatar Thanks for the link!




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Commenting by HaloScan